Les vestiges de cet imposant témoignage de l'ingénierie antique sont identifiés et fouillés par Fernand Benoît dans l'immédiat après-guerre : ils avaient jusque là été interprétés ou comme un bassin de rétention dépendant du réseau hydraulique acheminant l'eau des Alpilles vers Arles, ou comme un moulin à foulon.
Deux séries de 8 moulins à blé étaient disposées de part et d'autre d'un escalier central couvert le long duquel circulaient dans deux canaux parallèles les eaux provenant d'une dérivation de l'aqueduc de Caparon. Parallèlement à ce dernier, un deuxième aqueduc franchissait la dépression du vallon des arcs sur un pont puis dans une large entaille pratiquée dans la roche (connue sous le nom de peiro traoucado, la"pierre trouée") pour conduire l'eau dans les biefs.
Ce complexe industriel sustentait en farine la ville d'Arles. Des bateaux à fond plat circulant sur le plan d'eau des marais des Baux amenaient les sacs de céréales et repartaient vers Arles, chargés de farine. Les moulins ne fonctionnaient pas en continu, ils pouvaient être stoppés à la demande grâce à un système de vannes. L'eau était alors redirigée vers Arles.
Une maquette reproduisant l'état originel du complexe est exposée au Musée Départemental de l'Arles Antique.
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© Fondation du patrimoine_MyPhotoAgency_Alexis Marizy
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© Mairie Fontvieille - Musée arles antique
© Bureau d'Information Touristique Fontvieille
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